Regard sur l’art

Les Artistes

mercredi 11 mai 2016, par Administrator

A découvrir tous les jours les artistes participant à la Biennale 2016

ALAIN BOURGEON : Sculpture

Après 20 ans de peinture, dans les années 76, il passe essentiellement à la sculpture. En 2009, une trentaine d’années plus tard, voilà plus de 550 pièces produites. Après une période de taille directe, pierre, bois, figurative puis abstraite, inspiré par l’art Africain, il se consacre maintenant à un travail d’assemblage de facture très personnelle, explorant le thème du « bateau » décliné à l’infini. Vers 1985, sous l’intitulé « le rêve de l’arpenteur », il compose des assemblages de pièces en bois colorées qui subissent une lente transformation. En parallèle, il crée régulièrement des pièces monumentales en métal, le plus souvent dans le cadre de commandes ainsi que des séries de bijoux. Ces travaux l’amènent à une recherche sur l’harmonie. Un équilibre entre l’homme et son environnement.

« L’homme au travers d’architectures métalliques-reflet de son génie- entre en osmose avec la nature, symbolisée par des matériaux naturels, bois, pierre, avec leurs cassures, leurs clivages. Cette recherche plastique, poétique, est aussi l’opportunité d’une quête personnelle, philosophique, spirituelle : donner un sens à la matière et aux oeuvres produites ».

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Nos invités d’honneur :

Walter Geisselhart peintre, aquarelliste Il est né en 1944 à Bad Durkheim.

Il fréquente l’école secondaire et achève son école d’art professionnelle avec l’obtention du diplôme et distinction (Prix Otto Dill).

Il visite l’Académie Européenne des Arts de Trèves et l’Ecole d’Art Villa Wieser. Il enseigne la peinture, le pastel notamment, à l’Heinrich Pesch Haus de Ludwigshafen.

Il expose ses propres peintures en permanence depuis 1995 dans sa galerie Kitzig de Freinsheim, ainsi qu’à l’étranger. Depuis 2007, il expose avec des peintres, aquarellistes, sculpteurs ou céramistes

Mathias Nikolaus sculpteur

Mathias Nikolaus vit et travaille depuis 1988 à Bad Dürkeim. (Allemagne) Les initiés apprécient particulièrement les gisements de grès du Palatinat dont la structure des couleurs, par des insertions d’oxyde, recèle vivacité et fraîcheur.

Ce matériaux alimente l’inspiration de Mathias Nikolaus : il prend la matière, telle qu’il la découvre, avec ses caractères et ses particularités et la considère comme un élément de la nature. L’autre matériau privilégié par l’artiste est l’acier corrodé placé en surface de ses réalisations. Cet acier est associé au grès avec délicatesse et précaution ce qui attribue aux oeuvres de Mathias Nikolaus une plénitude de caractère.

Heiko Strasser sculpteur bois Né en 1959 à Freinsheim.

« Depuis mon enfance j’estime la nature et j’éprouve de l’amour pour les arbres et le bois. Les arbres sont vivants et montrent dans la profondeur de leur chaire de bois une ressemblance avec l’être humain. Tout au fond de lui-même, chaque arbre montre sa propre histoire.

Avec mes oeuvres je tente de réunir le naturel et la puissance de l’arbre pour former une unité. Chacun peut s’immerger dans mon monde et se laisser inspirer ».

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COLETTE DENIZOT : Peinture

Née en 1958 à Chatillon sur Seine, elle a toujours été attirée par les arts et surtout la peinture, qui fait partie intégrante de sa vie depuis de nombreuses années. Son parcours commence en 1991, avec des expositions collectives ou personnelles, en régionales ou nationales. Elle participe à nombres de Salons, comme celui des Indépendants de Lyon et aussi à l’étranger : Belgique, Allemagne, Etats-Unis. Colette Denizot travaille et accueille le public dans son Atelier dès 2007. Elle est inscrite à la Maison des Artistes à Paris depuis 2000.

« Pas d’intention précise, de message alambiqué ou de posture codée, Colette Denizot obéit au jaillissement de la vie, aux mouvements qui amplifient la respiration, aux élans qui sortent du cadre.

Il en résulte des peintures, qui par une expression pleinement abstraite, une liberté d’écriture, de cadence, de couleur, offrent une aventure picturale au spectateur élevé au rang d’interprète, et, transforment son rapport à l’oeuvre en contemplation active ».

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MARTINE DAIGRE : Plasticienne Au bénéfice de diverses expériences professionnelles, elle est intervenue dans le périscolaire ; comme professeur d’arts plastiques ; au sein de structures et de prises en charge auprès de personnes déficientes ; avec des personnes Alzheimer ; en animation et en art thérapie ou en partenariat avec le Centre de l’UNESCO de Troyes.. Elle enseigne le dessin, la peinture huile et acrylique, le pastel et la sanguine, la poterie. Elle est également journaliste indépendante et écrivain. En terme Artistique elle a obtenu un DEUG Arts Plastiques à Paris, elle a suivi l’Ecole des arts du feu Vallauris, l’école des Beaux-Arts au Cannet et l’école de journalisme et rédacteur de presse au CNFDI de Courbevoie. Ce sont beaucoup de compétences et de centres d’intérêts pour Martine DAIGRE.

« Ma démarche plastique concernant la sculpture « Illusion », thème et fil conducteur de la 8ème Biennale International d’Art Contemporain de Marcigny : Regarder à travers afin de découvrir ce qui se cache derrière le masque. Un smile (sourire) pour l’émotion, le paraître d’être toujours au top !

Un disque pour l’inter-connectivité, ambivalence entre ce qui se voit (miroir) et ce qui est (transparence). Transpercer l’âme comme une cible (axe rouge sur fond noir).

Multiplicité des visages pour les facettes de l’individu, masque de la réalité ».

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THIERRY GARNIER : Design et Déco

De formation initiale d’ébéniste, j’ai été animé tout au long de ma vie par différentes passions. Le bois, la photographie, la mécanique, la poterie, les arts en général et surtout la nature. J’ai été amené à travailler le plexiglas et les résines. J’aime me promener sur les brocantes, dans les déchetteries et sites industriels pour récupérer et valoriser des déchets, où dans la nature, et détourner des objets existants. Je réalise mes oeuvres avec des matières différentes : bois, métal, argile, matières plastiques, tissus, peinture, ce qui fait de mes créations, des pièces originales et uniques.

« Je ne compose pas une oeuvre, c’est elle qui se compose autour d’idées, de matières. Le résultat n’est jamais certain. L’oeuvre évolue au cours de sa création, bien qu’elle soit visuellement définie dans ma tête. Le départ est bien souvent une pièce de métal, de bois ou un morceau de terre. Une image de la nature ou un animal, qui suscite en moi une émotion. Alors j’essaie de traduire cette émotion afin de pouvoir la partager, de faire émerger quelque chose de beau. Si possible beau mais aussi qui interroge, quelque chose entre le réel et l’irréel, le possible et l’impossible. C’est l’intuition qui commande, la recherche de la technique nouvelle, de la méthode qui fera que ça marche ou pas. Plus l’oeuvre se réalise et s’aboutit, plus l’émotion disparaît. Elle s’est évacuée, elle s’est transmise. Chaque oeuvre suscite de nouvelles questions, c’est là que naissent de nouvelles idées, quand le cerveau bouillonne à vouloir transcrire ce qu’il imagine ».

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JOSEPH SAGE : Dessin-Contreténor

Joseph sage est d’abord contreténor. Il fait partie de l’ensemble ARS ANTIQUA de PARIS, qu’il a fondé en 1965 avec Michel Sanvoisin (flûte à bec). Les effectifs peuvent varier entre trois et dix musiciens. Le répertoire de l’ensemble s’étend du 12ème au 18ème siècle. Ars Antiqua de Paris a fêté en 2005 son 40ème anniversaire et donné, en 2001, son 3000ème concert. L’ensemble se produit régulièrement dans les plus grands festivals et effectue des tournées en Europe, aux USA, au Canada, en Extrême-Orient ainsi qu’en Amérique du Sud. On peut apparenter les dessins de Joseph Sage avec un lointain « art brut », actuellement devenu « art singulier »

« Je suis né en 1935, contre ténor, spécialisé dans la musique du Moyen-Âge et de la Renaissance. J’ai commencé à dessiner en 1963 après avoir assisté à une exposition des oeuvres de Georges Rouault dans le château de Dieppe. Depuis cette date, je dessine régulièrement inconsciemment sans avoir étudié le dessin. Je n’ai jamais exposé dans une galerie. Je donne mes dessins au cours de mes tournées dans le monde à l’issue des concerts ».

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JOSSELIN LETHEULE : sculpture-plasticien

Après l’Ecole Municipale des Beaux-Arts de Cholet, il devient dès 1995, illustrateur pour le Festi’Gazette du Festival des Arlequins. Il suit une année DEUG aux Arts Plastiques de Rennes. Il obtient ensuite un CAP métaux précieux, puis une mention sertissage. Bijoutier Op2 chez Florent d’Orvil dans l’Allier, il rejoint l’association des artistes 2A2B de Souvigny. Depuis 2010 Josselin participe à divers ateliers de sculptures sur bois ou sur pierre, il anime des ateliers modelages et expose avec les artistes du Chapeau Rouge à Souvigny.

« Dans ses peintures, rien ne semble figé, tout est en ébullition, tout semble vouloir sortir du cadre. Multiplicité de couleurs vives, de formes alambiquées vouées à une liberté torturée. Par la sculpture, il arrive à figer cette ébullition. Il garde l’essentiel de cette force en plantant des volumes en haut relief où les contrastes laissent peu de place aux couleurs. L’argile est son médium de prédilection, elle le ramène à son appartenance à la Terre. Cet état le renvoie à sa propre matière grise, il lui faut la stimuler pour la voir évoluer.

Par son besoin de liberté et de communiquer, de se connaitre, de se réaliser, il se jette dans son vide intérieur. Il aime le combler en y plantant sa graine créative, pour la voir se développer, se métamorphoser par la transcendance du moment et, révéler l’inattendu salvateur. C’est le plaisir de mettre à jour une oeuvre singulière mais personnifiée, viscérale mais domptée. Un besoin rassasié pour un appétit en devenir. Il évolue comme un voyageur à la découverte de son esprit qui lui révèle une nature humaine attachée à ses origines. En relation ou en confrontation avec son évolution ».

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MIREILLE BELLE : Sculpture

On ne présente plus Mireille Belle qui exposait déjà ses œuvres lors de la Biennale de 2012. Et pourtant, avec une solide formation de 3 années de céramique, une année en peinture aux Beaux-Arts en Belgique, des études de modèles vivant à l’école d’art de Chambéry , elle rayonne à travers des expositions nationales, personnelles et collectives. Depuis 2005 elle participe à divers Symposiums, résidences, concours de sculpture sur neige ou de Sentiers de Curiosité dont elle sortira souvent lauréate pour des premiers prix de sculpture.

« Le besoin de créer a toujours fait partie de moi, il m’est vital comme une respiration. Mes supports de travail, de jeu et d’expérimentation sont la peinture et la sculpture. Les matériaux sont pluriels : terre, résine, bois et bronze mais aussi végétaux, neige, glace ou sable. J’alterne le travail solitaire de l’atelier avec des symposiums un peu partout en France pour des réalisations à l’échelle de paysage et des temps de vie avec des artistes d’autres horizons. Ma sculpture affirme sans concession le risque de l’autre’ le danger du vivant : force et douceur, pudeur et cri, Ying et Yang, rythme éphémère de la vie. De la rencontre entre mes mains et la matière, surgissent des êtres neufs, émouvants, une autre humanité, forte, hors mode, sans artifice. Chaque tentative, chaque création est expérience et voyage vers une contrée nouvelle. Escapade souvent chaotique en l’absence de chemin tracé. Et comme l’inconnu est immense et riche, que ma curiosité et mon envie sont intenses…il me faut, dès qu’un sentier prend fin, en tenter un autre. Sur le fil non tranquille de la vie, ma création dans son ensemble, parle de l’authentique richesse de nos différences, de l’humain, d’un voyage temporaire. Dans mes expositions, confrontées au regard et à l’histoire de l’autre, mes œuvres quittent ma rive, signant ma place de Vivante parmi les Vivants ».

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BERNADETTE LECONTE : Peintre plasticienne

A suivi des études supérieures en arts plastiques et en histoire de l’art aux Arts Décoratifs de Strasbourg puis à l’Université de Provence (Marseille/Aix-en-Provence). Parallèlement, elle a huit ans de professorat d’arts plastiques en collège et lycées, elle crée un travail personnel sur l’encre de Chine, la calligraphie, la photographie et l’écriture. Elle est revenue dans son Auvergne natale en 2006, attirée par la beauté et la diversité des paysages où elle aime marcher. Lieux privilégiés, source d’inspiration. L’arbre, le vent, les oiseaux, le chemin, le monde végétal, minéral sont ses thèmes favoris. Formes inépuisables qui nourrissent ses créations.

« Dans ces images à l’encre de Chine, chacun peut y voir et projeter ce qu’il veut. Elles sont des portes ouvertes sur les rêves, des traces de relation qui s’entrecroisent. Des énigmes. Pour crée, il faut peu de chose : de l’encre en bâton, de l’eau, un pinceau, du papier. Une main légère, un regard attentif, une conscience paisible. Le pinceau, l’encre, le corps, l’âme ensemble, accordés. C’est une économie de gestes et de moyens où seuls le regard et l’attention comptent. Alors la magie de l’encre se manifeste. Des formes prennent corps, semblables à celles que je contemple dans la nature. Monde des formes du vivant à l’état d’éclosion, monde fugitif du jeu des ombres et des lumières. J’ai toujours aimé la puissance et la finesse d’expression de l’encre de Chine, sa capacité à inventer des formes grâce à sa légèreté, sa fluidité. C’est une quête de clarté, un besoin d’approcher le mystère de la vie, de la naissance des formes, de la création. J’essaie de capter sur le papier ce monde éphémère, d’en saisir l’étrange beauté à l’instant de son apogée. Ces formes me rappellent le cycle de toutes formes de vie. Elles sont une tentative d’exprimer le monde invisible, tel que je le perçois ».

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PATRICK TORRES : Peintre-Sculpteur

Première naissance, celle de l’homme, en 1946. Seconde naissance, celle du peintre en 1974. Parfait autodidacte, la rencontre avec un critique d’art qui détecte en lui un véritable don, le pousse à persévérer dans une passion qui ne le lâchera plus. Dès sa première exposition à Lyon en 1975, il connait un succès prometteur. En 1982 il émigre en Australie où il restera 3 ans. Débute une période aux couleurs métalliques. De retour en France, il diversifie les techniques : aquarelles, huiles, pastel, sanguine et crayon. 40 ans de peinture, près de 400 expositions en France, Suisse, Australie, Chine (Pékin) et Corée (Séoul-Mokpo). Parmi les prix et les distinctions, citons La Fédération Nationale de la Culture Française qui lui décerne la Toile d’Or en 2013, lors de l’exposition « Art en Capital » au Grand Palais à Paris. Ce sont des sculptures que Patrick Torrès a choisi de présenter pour cette Biennale. « Il y a une huitaine d’année, j’ai eu envie de faire surgir de mes tableaux certains sujets qui m’avaient tenu à cœur. J’ai donc décidé de me mettre à la sculpture. J’étais très attiré par le métal dès le départ. Ma première œuvre « Don Quichotte », mon personnage fétiche, a néanmoins été faite de bric et de broc avec du métal certes, mais aussi du ciment et de la mosaïque. Puis je me suis aperçu que c’était le métal qui me plaisait. N’ayant jamais travaillé ce matériau, je me suis rapproché d’un ami soudeur, Christian Renaud qui s’est révélé un véritable artiste dans son domaine. Je crée le personnage déjà par un dessin, si besoin je fais un gabarit en carton pour certaines pièces, et au fur et à mesure du montage, je laisse aller mon inspiration. Ma recherche est dans le mouvement et la transparence. Je cherche la légèreté et la pureté, ce qui est un paradoxe pour le métal. Mon thème principal est la musique, qui est pour moi une source d’inspiration aussi bien pour ma peinture que pour mes sculptures ».

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JEAN-YVES BRUYERE : Peinture

Il est né en 1943. Jean-Yves Bruyère pratique très jeune le dessin sous l’influence du peintre populiste Maurice Montet. Puis il fréquente l’académie Marc de Michelis à Lyon ainsi que l’atelier Jean Puy à Roanne. A force de persévérance, il pratique d’après nature, des paysages, des scènes de rue, des musiciens, influencé par les courants respectivement impressionnistes, fauves, nabis et cubistes ainsi que par ses peintres repères (Rembrandt, Monet, Sisley, Vuillard et d’autres…) Sa peinture se forme et acquiert un style certain qui s’épure au fil du temps. Sa pratique d’une touche rythmée avec une sobriété d’effets évite un rendu figé et statique. De nombreuses distinctions au cours des années, font de Jean-Yves Bruyère, un artiste reconnu. « Je préfère aborder la peinture sans aucune entrave matérielle et bien qu’attaché à la figuration, je ne cherche pas la reproduction fidèle d’un sujet mais plutôt la représentation personnelle et créative d’une atmosphère. L’ADN du peintre, c’est son écriture. Quand réfléchi et spontané se conjuguent, c’est l’instant bonheur de la création, vient ensuite celui du partage ».

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MAÏ VER EECKE : Peintre à la cire d’abeille.

http://www.art-mv.com/pages/118984/...

L’artiste est née en 1947 à Sint-Niklaas en Belgique. Depuis 1968 elle vit partiellement aux Pays Bas et en France. Après une carrière commerciale internationale, elle attaque des cours d’art abstraits aux Beaux -Arts (Artibus-Utrecht). Après s’être initiée à diverses disciplines, elle trouve son bonheur dans la cire d’abeille : « l’Art de l’encaustique ». Elle suivra des stages dans divers pays, dont celui de Jérôme Tisserand, artiste Français connu à l’international pour ses peintures abstraites. Pour elle, ce fût un voyage exceptionnel dans la couleur, la lumière et surtout la découverte à se libérer en exploitant la peinture. Maï Ver Eeecke fait partie du groupe de peintres De Maandagschilders (NL). Elle est membre du conseil d’administration de Kunst Loon Op Zand.

« Depuis ma première exposition personnelle en 2004, sur le thème « rencontre », où je présentais des acryliques ainsi que des objets céramique, j’ai toujours été à la recherche d’autres médiums. C’est en 2009 que j’ai découvert la cire d’abeille. La cire est une substance aussi bien liquide que dure, et ce sont ces deux éléments qui me donnent de nouvelles possibilités pour m’exprimer. Ma recherche explore la manipulation de la cire, pour aboutir à l’ultime transparence, par un processus de couches successives de cire superposées. Mon travail se caractérise par l’esprit d’expérimentation, la passion de la couleur et du mouvement ».

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ANNE PROCOUDINE : Artiste peintre plasticienne.

(http://anneprocoudinegorsky.jimdo.com/)

Elle est titulaire d’un BTS Plasticien d’environnement architectural et d’un BAC F12 en Arts Appliqués. Au bénéfice de nombreuses expositions collectives et personnelles, elle conceptualise et réalise également des décors et des peintures murales en France et à l’internationale. Riche d’expériences et de collaborations, elle crée et traite aussi l’image pour des films d’animation ou des cours métrages.

« J’ai toujours su que je serai peintre. La peinture me porte depuis l’enfance, c’est une véritable vocation. J’ai souvent pensé mon travail comme une sculpture dans un espace. Quelque chose autour duquel on peut tourner ou dans lequel on peut circuler. La peinture, pour moi, reste le médium primordial, l’ancêtre, la source, le plus sûr, le plus généreux. Depuis quelques années, mon travail s’inspire de notre relation au corps. Je m’interroge sur nos regards portés sur le corps. Le corps féminin, représenté depuis toujours, sujet incontournable des peintres et des sculpteurs. Mais aussi dans l’imagerie publicitaire de notre société. Le nu masculin au côté du nu féminin, en comparaison, en harmonie, en opposition me donne à faire. Travailler le couple, l’étreinte et transmettre la douceur, l’enlacement, la tendresse. Je regarde très près. L’ombre d’un bras sur une hanche, le grain d’une peau, la couleur d’un torse en pleine lumière ou en contre-jour. J’essaye de suggérer des éléments qui ne se représentent pas, les odeurs, les sons, les respirations de notre monde. Je veux redécouvrir à chaque regard et emmener plus loin. Je travaille au sol. Dans des traits et des jus dilués, comme une aquarelle géante. Le grand format me plonge dans une implication corporelle totale ».

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MNIHA : Photographie (http://mniha-art.fr/)

vidéos, installations, performances, festivals, Mniha est une artiste plasticienne entièrement autodidacte. Elle propose, au travers de ses créations, de réelles interrogations sur l’individu et le monde qui l’entoure. Dès l’enfance elle est créativement très active et multiplie ses champs d’action. Enfant précoce, curieuse, elle est en recherche continuelle de réponses, allant de son origine familiale à l’origine du monde. C’est en elle-même qu’elle va les trouver et se faire sa propre idée du monde qu’elle retranscrit en arts plastique. Avec la photo, elle va plus loin dans sa démarche en proposant des animations dans lesquels le public participe en se faisant photographier sur le thème « Corps Déstructurés ». Un moyen de faire du montage photo-graphique sans avoir recours aux logiciels de retouche ; une performance dans l’art actuel de la photographie.

« Ce qui m’intéresse dans l’art de la photographie, c’est la relation que nous avons aujourd’hui avec le numérique. Après être passée par l’argentique, j’ai souhaité garder dans le numérique tout ce qui peut y avoir de spontané. Le choix du light painting me permet d’effectuer des montages photo en une prise de vue unique. Plutôt que de réaliser des découpages et des montages sous logiciel en laboratoire numérique, je prépare ces « collages » en amont par une mise en scène chorégraphiée et chronométrée. Chaque élément doit avoir sa place et doit bouger à un moment précis pour être éclairé (écrit avec la lumière) en fonction des différents plans de la scène. Il est souvent nécessaire de faire la photo une première fois afin de réajuster les placements des différents éléments éclairés un à un en pause longue. Concrètement, ce travail en amont se fait en pleine lumière et est répété ensuite dans le noir complet. Ce qui demande une bonne coordination entre le sujet et moi-même. Mon travail s’axe sur la décomposition / recomposition et multiplication du corps. En passant par cette déstructuration, je prends conscience de tous mes membres, j’accepte d’être un corps physique vivant dans ce monde et m’amène également à prendre en compte mon fonctionnement psychique. Ainsi je peux engager ma personnalité dans le monde et enfin prendre conscience de l’autre ».

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